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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 21:45

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« Bonjour Monsieur Phelps. Plusieurs de nos informateurs, en poste dans les universités français, font état d’une fronde naissante susceptible d’entraîner le chaos dans le milieu juridique universitaire, donc dans l’ensemble du monde libre. Il semblerait en effet que, chaque année, des dizaines d’étudiants soient séquestrés, bannis, fouettés ou humiliés par leurs chargés de TD et enseignants après avoir maladroitement contacté ces derniers. De toute évidence ces profanes ne disposent pas des compétences nécessaires à l’envoi d’un courrier officiel et mettent leurs vies en péril, faute de formation en la matière. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, sera de mettre un terme à ce phénomène de masse, lequel nuit à la sérénité de l’enceinte universitaire en compromettant régulièrement l’intégrité physique des étudiants et la santé mentale des étudiants.


Comme toujours, si vous ou l’un des membres de votre équipe était pris ou tué, l’Agence nierait avoir eu connaissance de vos activités. Cette bande s’autodétruira dans cinq secondes ».

 

 


 

 

 

 

***

 

Aux nombreux étudiants venus chercher refuge et soutien ici... nous (en fait, "moi") allons tenter de vous transmettre les techniques ancestrales qui nous ont permis de nous frayer un chemin à travers les (trop longues) années de fac de droit sans nous prendre (trop) de baffes psychologiques. Si vous suivez ces quelques recommandations il y a de grandes chances que votre capital sympathie grimpe et que votre enseignant soit moins tenté de vous mettre une « zlatan » à la séance suivante. Cela évitera accessoirement à votre mail d'être cité dans le statut Facebook d’un chargé de TD irrité.

 

A des fins d’illustration, nous utiliserons trois personnages-témoins (fictifs) à savoir Raoul Valoche (l’étudiant), Jarod Sakay (le chargé de TD) et Micheline Ballaud (la maître de conférences ou professeur(e)).

 

Nota : Dans la mesure où ce billet est considéré comme la manifestation d’une mission d’utilité publique (cf. arrêt CE, Amicale des collectionneurs de pin’s de Noisy-le-Pouilleux, 1974), l’auteur entend exclure d’office toute réclamation relative à l’usage de l’anglicisme « mail » aux dépens du franco-français « courriel » (ou « courrier électronique »). La fin justifie les moyens, quelle que soit la langue employée. 


 

Section préliminaire : L’erreur de support – Comment rater son envoi avant même d’avoir écrit. 

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet il convient d’aborder une série de bévues, rares mais d’une gravité absolue. Ici le Raoul, cherchant manifestement à mettre un terme à ses jours universitaires, a recours à un moyen de communication autre que le mail pour solliciter son enseignant.

 

Le recours à Facebook : Dans l’éventualité probable où Jarod et Micheline disposent d’un compte Facebook et ne travestissent pas leur patronyme, il est assez facile pour Raoul de trouver leur compte. Après avoir vainement tenté d’accéder à leurs photos de profil et statuts  (indisponibles grâce à un réglage des paramètres de confidentialité digne du Pentagone) Raoul peut être tenté de leur envoyer un message privé :

 

« Bonjour Chère Madame ! Désolé de vous déranger mais j’ai vu que vous aviez un compte Facebook (elle est bien votre photo de profil d’ailleurs, ça avait l’air cool votre séjour à Ibiza). Je voulais vous parler de ma moyenne, bla bla bla… Merci ! Raoul »

 

Sauf si Micheline et Jarod ont créé un compte dédié à la communication avec leurs étudiants, vous êtes invités à ne SURTOUT pas entrer en contact avec eux par ce biais. Ce serait considéré comme une intrusion (impardonnable) dans leur vie privée.

D’ailleurs... pendant qu’on y est... ne demandez pas à vos enseignants de vous ajouter sur Facebook, même s’ils sont jeunes, mignons et sympas. Au mieux ils vous mettront un vent, au pire ils vont feront passer un sale quart d’heure à la séance suivante (en plus de vous mettre un vent).

 

Et puis soyons réalistes, vous souhaitez vraiment que Micheline et Jarod voient les photos de votre soirée au Mid’Star ?

 

Le SMS et le coup de fil sur le portable : C’est un peu plus délicat, cela relève d’ailleurs du cas par cas (ho ho ho !). En effet si Micheline ne donne guère son numéro de téléphone à l’ensemble de l’amphithéâtre, il peut arriver que Jarod (ivre ?) le communique aux étudiants de son groupe.

 

(Ces coordonnées peuvent parfois aussi être accessibles sur le CV en ligne des intéressés. Soit, admettons, on peut considérer que c’est entré dans le domaine public, un peu comme l’intimité d’un participant à une émission de Télé réalité)

 

Dans tous les cas je vous conseille de considérer que ce numéro de téléphone ne doit être utilisé qu’en cas d’extrême urgence. Par exemple lorsque vous êtes coincé(e) dans les toilettes de la fac juste avant le début du TD de Libertés et que Jarod est, de toute évidence, le seul à pouvoir vous libérer à cet horaire matinal. Autrement évitez les sms à plus forte raison s’ils sont rédigés en kikoolol :

 

« Bjr Monsieur ! La fiche du CP3 est pa sur l’ENT ! XD On fait comment pour 2m1 ? Mersea ! »

 

Ne parlons même pas du coup de fil nocturne. Jarod n’a vraiment pas envie d’être appelé à 21h sur son téléphone personnel alors qu’il vient de lancer un épisode de l’Amour est dans le… Homeland Saison 2. Vous seriez immédiatement fiché(e) comme « stalker ».

 

Section 1 : Le début du mail – Comment se faire zlatan au bout de trois mots. 

 

Nous allons revenir ici sur quelques considérations de forme. Elles pourront vous sembler mineures et vous faire penser que les enseignants en droit sont les thuriféraires de la Susceptibilité (c’est vrai). Toutefois nous vous recommandons de ne pas reproduire ces erreurs, dans votre propre intérêt. Ouvrez votre client de messagerie, faites craquer vos doigts et c’est parti pour l’initiation. Non, vraiment, ouvrez votre messagerie pour qu'on puisse s'entraîner.

 

« Bonjour ! Comment vous allez ?

Je suis Raoul Valoche. Je voudrais savoir… ».

 

Tsss... On évitera le « salut », beaucoup trop familier. Le « bonjour » passe à la limite mais il vaut mieux l’éviter. N’oubliez pas que vous êtes en droit, probablement dans une université française (si vous êtes à l’étranger, salutations et merci de venir de si loin !). Il faut donc garder une certaine distance. Evitez le « comment allez-vous ? », Jarod et Micheline ne vous raconteront sans doute pas leur soirée raclette en retour.

 

Il est également bon de préciser votre statut afin que le destinataire puisse facilement vous identifier parmi ses très nombreux étudiants. Vous pouvez faire mieux.

 

« Cher Jarod / Chère Madame Ballaud,

Je suis Raoul Valoche, étudiant de votre groupe du vendredi de 20h à 21h30 »

 

Holà, malheureux ! Pas de « cher » ou de « chère » avec vos enseignants! Vous n’avez pas élevé les ragondins ensemble ou usé les bancs de la fac. Le « cher » est réservé à des personnes avec lesquelles vous entretenez des relations amicales.

 

Il en est de même pour l’utilisation du prénom de Jarod. Il a beau être chargé de TD, donc jeune, il reste tout de même un enseignant. Il a donc droit à du « Monsieur ».

 

Une question peut d’ailleurs se poser au sujet de vos belles et intelligentes chargées de TD : faut-il avoir recours au « Mademoiselle » alors que vous êtes presque certain (vous l’espérez) qu’elle n’est pas mariée ? Ne prenez pas de risque inutile et conformez-vous à la récente réforme des procédures administratives : « Madame » pour tous. Enfin… pour toutes.

 


Supprimez-moi tout ceci, réprimez vos émotions et soyez un robot.

 

« Monsieur / Madame,

Je suis… »

 

Ta-ta-ta-ta ! J’avais oublié un détail pour Micheline !

Si elle a le grade de Maître de conférences (et non pas « maîtresse de… », grands fous !) il n’y a pas de souci, limitez vous à Madame.

En revanche, si elle a le grade de Professeur il peut être nécessaire d’intégrer ce titre dans les salutations. Le plus souvent « Monsieur/Madame » suffit … mais parfois l’enseignant est farouchement attaché à son titre. Dans le doute, mettez du « Monsieur/Madame le Professeur ».

 

Ah, attendez. Certains professeurs femmes souhaitent qu’on utilise « Madame le Professeur », d’autres privilégient le « Madame la Professeure ». Là ça devient compliqué à trancher, c’est du cas par cas. Dans le doute mettez « le » et si vous vous faites zlataner en réponse mettez « la » dans le prochain mail.

 

En tout état de cause ne soyez pas inutilement obséquieux. Un « Monsieur le Respectable professeur des universités » ou « Sa Seigneurie » ne sera pas bien interprété par votre interlocuteur.

 

« Monsieur / Madame le Professeur,

Je suis Raoul Valoche, étudiant de votre groupe du vendredi de 20h à 21h30. »

 

Yalla ! Vous avez réussi ! Votre enseignant est encore (à peu près) de bonne humeur. On peut passer au niveau suivant.

 

Section 2 : Le contenu du mail – Les mails qu’il vaut mieux ne pas envoyer. Sérieusement.

 

Cette liste n’est sans doute pas exhaustive mais si vous parvenez à éviter ces sujets vous augmenterez de manière agréable votre espérance de vie universitaire.

 

Le mail truffé de fautes d’orthographe : Il ait evident ke ni Jarod, ni Micheline ne seront tenter de répondre a un mel infesté d’ereurs de francais. Dabord pcq’il ne le comprendront pas. Dautrepart paske si vous ne faisez pas d’effort pour eux, pourquoi ferait-ils des efforts pour vous ?


Vous trouvez cet exemple excessif ? Vous n’avez sans doute jamais enseigné en fac de droit :)

 

Le mail de plan foireux (le mail, pas le plan) : Vous avez donc une dissertation à rendre pour la prochaine séance. Fort bien. Mais comment diable pouvez-vous envoyer votre plan à Jarod pour lui demander s’il le trouve convenable… à plus forte raison la veille de la séance ? Dans le meilleur des cas Jarod soupirera et vous dira que c’est potable. Dans l’hypothèse intermédiaire il vous mettra un vent. Dans le pire des cas vous prendrez une Zlatan, par retour de mail ou à la séance suivante. N’envoyez pas ce mail.Débrouillez-vous avec votre plan.

 

Le mail « Perdu de vue » : Il vous arrive de ne pas trouver l’information que vous cherchez dans le cours magistral de Micheline. Ivre, vous contactez Jarod pour lui demander :

 

« Monsieur. J’ai lu le cours de Madame Ballaud mais je n’ai pas réussi à y trouver les critères de licéité de la réserve aux traités. Pouvez-vous m’aider ? Pitié. Raoul »

 

La réponse sera le plus souvent « Ouvrez un manuel ». N’oubliez pas que vous êtes également évaluée(e) sur votre capacité à faire des recherches seul(e), ce dès la première année. D’ailleurs la réponse à votre question est presque toujours dans un manuel, à condition d’avoir l’audace d’ouvrir la table des matières ou le répertoire des mots-clés. Sérieusement, c’est aussi simple que de monter un meuble Ik… *la bibliothèque KALBORG de l’auteur s’effondre à ce moment* C’est plus simple que de monter un meuble Ikea !

 

Le mail « J’y arrive pas » : L’hypothèse est aussi rare qu’un Pokémon légendaire mais mérite d’être soulignée. Certains d’entre vous (je ne vous ai pas traités de Pokémon, du calme !) sont tentés, lorsqu’ils ne parviennent pas à résoudre un cas pratique, d'envoyer un mail à Jarod pour l’alerter sur la haute infaisabilité de l’exercice. Le problème avec ce mail est qu’il n’a de sens qu’à partir du moment où l’ensemble des étudiants ne parvient effectivement pas à résoudre l’exercice (le plus souvent un cas pratique). Or, dès lors que plusieurs étudiants parviennent à résoudre l’exercice votre mail se transforme en aveu fatal : « Je suis moins bon / Je n’ai pas assez travaillé et en plus je vous l’avoue ». Auto-zlatan.

 

Croyez en mon expérience en tant qu’étudiant : mon incapacité à résoudre certains cas pratiques (oui, ça m’est arrivé, nous avons tous un côté obscur) était généralement due à trois éléments pris de façon cumulative ou alternative : pas assez analysé le cas pratique / pas assez fait de recherches / pas assez mûr. Oui, on n’a parfois juste pas assez de mûritude… de m… maturité pour engager la réflexion requise par certains travaux universitaires. Heureusement, il y a une solution miracle et je me fais un plaisir de la partager avec vous aujourd’hui.


Bosser davantage. Lire plus. Faire davantage d’exercices :)

 

helpdesk

 

Le mail de négociation de moyenne : Le mail honni, infâme, blâmable : le mail de négociation de moyenne façon « je ne comprends pas pourquoi je me retrouve avec 8 de moyenne alors que j’ai eu 4, 12 et 8 aux devoirs à la maison ». Par pitié, n’insultez pas l’intelligence de votre enseignant, sa capacité de calcul mental ou celle de sa Casio (machine susceptible par essence).

 

L’université française n’est pas un bazar dans lequel vous pouvez négocier vos résultats en espérant faire une bonne affaire. Il vous appartient de faire vos preuves ! Rien n’agace davantage Jarod que de recevoir un mail de ce type. A la limite vous pouvez tenter votre chance pour passer de 9,5 à 10... mais si l’amplitude est plus marquée il vaut mieux consacrer votre temps (précieux) à la préparation des rattrapages.

 

Le Love  mail : Bon, c’est assez délicat… j’ai du mal à aborder la question mais… envoyer un mail à Micheline pour lui déclarer sa flamme peut mettre la pauvre femme très mal à l’aise. Soucieuse de ne pas être qualifiée de cougar (ou simplement pas réceptive à vos fiévreux sentiments) elle se terrera dans un silence coupable, donc vous brisera le cœur. Au mieux elle prendra le temps de vous expliquer qu’elle est touchée par l’affection que vous lui portez mais que

 

« vos sentiments ne sont sans doute que passagers, voire induits par la manière particulièrement stimulante dont la question bioéthique a été abordée à la huitième séance ».

 

Non, vraiment, n’envoyez pas ce mail. Vos sentiments ne sont pas réels. Si vous croisez Micheline dans le Lidl du coin en train d’acheter du Canard WC en jogging vous vous en rendrez bien vite compte. C’est ce qu’on appelle l’Aura du prof de Droit (voir mes dossiers sur les chargés de TD et les profs).

 

Allez, on ne vous en veut pas. A la limite offrez une boîte de chocolats à Jarod ou à Micheline en signe d’affection. C’est moins risqué.

 

 


 

 

 

 

Le Hate mail : Je ne sais pas pour vous mais un enseignant en Droit, quel que soit son degré de susceptibilité, n’appréciera jamais de recevoir un mail dans lequel vous consacrez de trop nombreux caractères à la description de son incompétence.

 

« Monsieur. Vous êtes un mauvais enseignant, faites preuve d’incompétence et d’un manque flagrant de pédagogisme. Je pense parler au nom de tout le monde sur ce point. Cordialement, Raoul » (sic.)

 

Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit et, de ce que j’ai pu voir chez mes collègues, les étudiants qui envoient ce genre de mails finissent toujours pas le regretter. Soit parce qu’ils reçoivent un mail aussi incendiaire en réponse, soit parce que leur réputation finit par se répandre parmi tous les membres de l’équipe pédagogique de l’Université.

 

Si vous avez un reproche à formuler je vous recommande de le faire en des termes courtois, de préférence en face de l’enseignant. C’est aussi ça l’Université : apprendre des rudiments de diplomatie. D’ailleurs…

 

Le mail de balance : Constatant que Jarod fait mal son travail (par exemple en vous donnant un peu trop de travail ou en fouettant aléatoirement un étudiant à chaque séance) vous pouvez être tenté(e) d’en référer directement à sa supérieure hiérarchique par mail. Chers étudiants, je vais vous faire une confidence : c’est quand même une manœuvre très risquée. Et pour cause, voici les issues possibles :

 

  • Micheline vous zlatane par retour de mail car elle soutient Jarod.
  • Micheline vous zlatane par retour de mail et transfère, en prime, votre courrier à Jarod. Il vous zlatane. Combo zlatan.
  • Micheline zlatane Jarod mais lui révèle votre identité. Il vous zlatane ensuite.
  • Micheline zlatane Jarod mais il ne sait pas d’où vient la cabale. Il zlatane tous ses étudiants par souci de rigueur.
  • Micheline vous trouve gonflé(e) et vous met un vent.
  • Vous gagnez.

 

Cela fait quand même cinq chances sur six que ça finisse mal pour vous. J’ai d’ailleurs encore le souvenir de ce chargé de TD qui, alors que j’étais étudiant, avait fait l’objet d’une plainte par une camarade (anonyme) sous prétexte qu’il donnait trop de travail. L’interro surprise que nous avons eue la semaine suivante me laisse penser que la manœuvre était inconsidérée…

 

En somme, étudiez le terrain avant d’en arriver à une telle extrémité.

 

Le mail doctrinal : Sceptique face à l’interprétation qu’a pu faire Micheline de l’arrêt Distillerie d'Ivré Les Papes durant le cours magistral, vous fouillez un peu dans vos manuels et constatez avec surprise que le professeur Sabrin Rochas en offre une interprétation totalement différente. Vous lui envoyez donc un mail pour lui faire part de son erreur.

 

Non content(e) d’avoir fait remonter à la surface une querelle doctrinale vieille de quinze ans, vous pointez ainsi du doigt ce qui n’est pas, à proprement parler, une erreur mais plutôt une différence de vues sur un point de droit donné. Avec un peu de chance, Sabrin est l’ennemi mortel de Micheline, ce qui fait désormais de vous le disciple involontaire de l’ennemi. Micheline le prend mal. Vraiment, n’envoyez pas ce mail.

 

La chaîne de mail : Je crois que cela se passe de commentaire. N’allez pas transférer des pétitions à vos enseignants. Vous n’avez aucune idée de leurs sensibilités et de la manière dont ils pourraient réagir.


Cela vaut aussi pour les tests de personnalité…

 

Section 3 : La fin du mail – Comment ne pas se planter dans la dernière ligne droite.

 

Ici nous serons beaucoup plus expéditifs. Seront proscrits sous peine de mise à mort :

 

  • « Bisous » (non mais ho !)
  • « Amicalement », « Chaleureusement », « Tendrement », « Affectueusement », « Universitairement vôtre », « Votre dévoué étudiant », etc.
  • Les gifs animés (même les soleils qui brillent)
  • Les smileys (même souriants)
  • et assimilés.

 

Soyons honnêtes, si vous ne souhaitez pas prendre de risques avec votre enseignant, finissez votre mail par « Respectueusement », (éventuellement « Cordialement » avec certains Jarods). Un « Je vous remercie par avance pour votre attention » apportera toujours un peu de bonheur à votre enseignant, surtout si votre mail est le dixième d’une longue série de requêtes estudiantines. Un au revoir me semble quelque peu maladroit, donc à éviter.

 

Section 4 : Pour finir…

 

Ne soyez pas vexé(e) si Jarod ou Micheline vous répondent de manière si expéditive qu’ils semblent avoir trouvé l’inspiration dans les paroles d’une chanson des Daft Punk. C’est souvent par manque de temps qu’ils sont contraints de traiter vos requêtes à la chaîne. Vous leur faciliterez d’ailleurs le travail si vous indiquez la nature de votre requête dans l’objet du mail.

 

En espérant que ces quelques conseils vous sauveront la vie et préserveront la santé mentale des enseignants.

 

Bisous.

Affectueusement,

Hervé Valoche

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Published by diraoul - dans Vie Universitaire
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commentaires

yasmine 19/12/2016 15:02

Bonjour madame si juste de vous demander est ce que je passée un autre niveau parce ce que je veux pas refaire en BA1 merci à vous

Gigi 03/05/2016 13:47

Bonjour,
Votre blog est une pure pépite et sa lecture un vrai bonheur.
En ces périodes de partiels, il est une bouffée d'oxygène !

Juliette 22/04/2016 17:52

Merci pour ce billet d'utilité publique. Il m'a sauvé la vie plus d'une fois!

Pauline 08/04/2016 12:56

Merci pour ces conseils !

GIGI 19/03/2016 15:21

LOLOLOL!!!!!

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